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Jour 17: le jour de la piste…

Ce matin réveil a 6h. On a des crêpes au pti dej avec du miel qui vient de la ruche du jardin. Il nous faut bien ça, aujourd'hui c'est la plus longue étape de piste. 10h de route nous attend.

On quitte la gentille Katia vers 7h direction le nord. Les paysages changent encore une fois, il y a des plaines avec des rizières et des baobabs en toile de fond. Pour l'instant la piste est agréable.

Mais on arrive a notre première épreuve. Il nous faut traverser une rivière avec un bac. C'est la saison sèche et il nous faut descendre dans le lit de la rivière asséchée. Le passage est au niveau du village qui s'appelle Bevoay, qui veut dire gros crocodile.

On commence a rouler sur le sable, et au bout d'un moment la voiture patine. Nicolas se démène au volant mais rien a faire. On est embourbe dans le sable. Entre temps une foule d'hommes a accouru du village et entoure la voiture. Je descends avec Claude qui a l'habitude. Il emmène le “chef” a l'écart et commence la négociation. Il va falloir payer pour qu'ils poussent la voiture. Ils demandent d'abord 50000 ariary parcequ'on est vaza (étrangers), Claude réussi a faire baisser le prix a 25000. 20 gars se mettent a pousser la voiture qui avance facilement jusqu'au bac. Un espèce de radeau de bois et fer avec un moteur pétaradant.

On passe la rivière en quelques minutes sans voir de crocos et nous voila repartis sur la piste. Nicolas nous sort LA phrase de la semaine ” là, on vient de passer le pire. Mais le 2eme pire, c'est après”.

On s'arrête pour une courte pause déjeuner a Manja dans le seul hôtel, qui n'est vraiment pas terrible.

On repart sur la piste, il y a des endroits assez rocailleux et sur un passage difficile j'entends un gros pchhhh. Notre pneu arrière gauche vient de crever. Nicolas et Claude changent la roue avec l'assistance de Timeo. Noe va cueillir des jujubes, petits fruits jaune au gout pomme-citron.

La roue réparée on reprend la piste. Helene stresse, elle a entendu un pshhit sur un autre pneu.

On doit encore passer dans des petits lits de rivières, l'eau monte jusque sur le capot de la voiture.

On passe ensuite dans une foret assez dense. Et a un moment on entend un grand bruit, Nicolas s'arrête. On se retourne et on comprends que le porte bagage est tombé derrière la voiture. Une branche pointue s'est accrochée a notre valise et a emporté le tout.

On charge les bagages dans la voiture et improvisons une réparation de fortune du porte bagage.

Le soleil commence a descendre et il nous reste encore de la route. Et on doit encore traverser des salines avant d'atteindre Belo sur mer. Nicolas stresse, la tension monte.

On arrive a la saline alors qu'il fait nuit, heureusement elle est sèche. On passe sans problème. On arrive finalement fourbus a l'hôtel Tsara Belo. Helene a un torticolis de folie. On est très bien accueilli. Apres une douche au seau d'eau chaude on va prendre l'apéro avec les patrons Rodolphe et Valerie, ainsi qu'une autre famille en vacances. L'occasion de gouter un planteur au jus de baobab. On mange tous ensemble un bon repas ou chacun raconte ses histoires de vacances.

En rentrant dans le bungalow j'arrive a me connecter a internet et en récupérant les mails, je vois que l'horaire de notre avion de retour a Tana a changé. Il faut changer nos plans et partir a Morondava des le lendemain. Dommage, on se serait bien posé!

 

 

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